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物語
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投稿者 のらくろ 日時 2004 年 2 月 14 日 18:09:11:lijcWyS1gzuJk
 

(回答先: 「黄色いハンカチ」と「茶色のペット」の類同性 投稿者 のらくろ 日時 2004 年 2 月 14 日 15:26:11)

仏語原文と、機械翻訳した英文です。

http://www.humanite.presse.fr/journal/2002-07-27/2002-07-27-37737

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Matin brun Franck Pavloff *


Les jambes allongées au soleil, on ne parlait pas vraiment avec Charlie, on échangeait des pensées qui nous couraient dans la tête, sans bien faire attention à ce que l'autre racontait de son côté. Des moments agréables où on laissait filer le temps en sirotant un café. Lorsqu'il m'a dit qu'il avait dû faire piquer son chien, ça m'a surpris, mais sans plus. C'est toujours triste un clebs qui vieillit mal, mais passé quinze ans, il faut se faire à l'idée qu'un jour ou l'autre il va mourir.

- Tu comprends, je pouvais pas le faire passer pour un brun.

- - Ben, un labrador, c'est pas trop sa couleur, mais il avait quoi comme maladie ?

- - C'est pas la question, c'était pas un chien brun, c'est tout.

- - Mince alors, comme pour les chats, maintenant ?

- Oui, pareil.

Pour les chats, j'étais au courant. Le mois dernier, j'avais dû me débarrasser du mien, un de gouttière qui avait eu la mauvaise idée de naître blanc, taché de noir. C'est vrai que la surpopulation des chats devenait insupportable, et que d'après ce que les scientifiques de l'État national disaient, il valait mieux garder les bruns. Que des bruns. Tous les tests de sélection prouvaient qu'ils s'adaptaient mieux à notre vie citadine, qu'ils avaient des portées peu nombreuses et qu'ils mangeaient beaucoup moins. Ma fois un chat c'est un chat, et comme il fallait bien résoudre le problème d'une façon ou d'une autre, va pour le décret qui instaurait la suppression des chats qui n'étaient pas bruns. Les milices de la ville distribuaient gratuitement des boulettes d'arsenic. Mélangées à la pâtée, elles expédiaient les matous en moins de deux. Mon cour s'était serré, puis on oublie vite.

Les chiens, ça m'avait surpris un peu plus, je ne sais pas trop pourquoi, peut-être parce que c'est plus gros, ou que c'est le compagnon de l'homme comme on dit. En tout cas Charlie venait d'en parler aussi naturellement que je l'avais fait pour mon chat, et il avait sans doute raison. Trop de sensiblerie ne mène pas à grand-chose, et pour les chiens, c'est sans doute vrai que les bruns sont plus résistants.

On n'avait plus grand-chose à se dire, on s'était quittés mais avec une drôle d'impression. Comme si on ne s'était pas tout dit. Pas trop à l'aise. Quelque temps après, c'est moi qui avais appris à Charlie que le Quotidien de la ville ne paraîtrait plus. Il en était resté sur le cul : le journal qu'il ouvrait tous les matins en prenant son café crème !

- Ils ont coulé ? Des grèves, une faillite ?

- Non, non, c'est à la suite de l'affaire des chiens.

- Des bruns ?

- - Oui, toujours. Pas un jour sans s'attaquer à cette mesure nationale. Ils allaient jusqu'à remettre en cause les résultats des scientifiques. Les lecteurs ne savaient plus ce qu'il fallait penser, certains même commençaient à cacher leur clébard !

- - · trop jouer avec le feu...

- Comme tu dis, le journal a fini par se faire interdire.

- Mince alors, et pour le tiercé ?

- Ben mon vieux, faudra chercher tes tuyaux dans les Nouvelles Brunes, il n'y a plus que celui-là. Il paraît que côté courses et sports, il tient la route. Puisque les autres avaient passé les bornes, il fallait bien qu'il reste un journal dans la ville, on ne pouvait pas se passer d'informations tout de même.

J'avais repris ce jour-là un café avec Charlie, mais ça me tracassait de devenir un lecteur des Nouvelles Brunes. Pourtant, autour de moi les clients du bistrot continuaient leur vie comme avant : j'avais sûrement tort de m'inquiéter.

Après ça avait été au tour des livres de la bibliothèque, une histoire pas très claire, encore. Les maisons d'édition qui faisaient partie du même groupe financier que le Quotidien de la ville, étaient poursuivies en justice et leurs livres interdits de séjour sur les rayons des bibliothèques. Il est vrai que si on lisait bien ce que ces maisons d'édition continuaient de publier, on relevait le mot chien ou chat au moins une fois par volume, et sûrement pas toujours assorti du mot brun. Elles devaient bien le savoir tout de même.

- Faut pas pousser, disait Charlie, tu comprends, la nation n'a rien à y gagner à accepter qu'on détourne la loi, et à jouer au chat et à la souris. Brune, il avait rajouté en regardant autour de lui, souris brune, au cas où on aurait surpris notre conversation. Par mesure de précaution, on avait pris l'habitude de rajouter brun ou brune à la fin des phrases ou après les mots. Au début, demander un pastis brun, ça nous avait fait drôle, puis après tout, le langage c'est fait pour évoluer et ce n'était pas plus étrange de donner dans le brun, que de rajouter " putain con ", à tout bout de champ, comme on le fait par chez nous. Au moins, on était bien vus et on était tranquilles. On avait même fini par toucher le tiercé. Oh, pas un gros, mais tout de même, notre premier tiercé brun. Ça nous avait aidés à accepter les tracas des nouvelles réglementations. Un jour, avec Charlie, je m'en souviens bien, je lui avais dit de passer à la maison pour regarder la finale de la Coupe des coupes, on a attrapé un sacré fou rire. Voilà pas qu'il débarque avec un nouveau chien !

Magnifique, brun de la queue au museau, avec des yeux marron.

- Tu vois, finalement il est plus affectueux que l'autre, et il m'obéit au doigt et à l'oil. Fallait pas que j'en fasse un drame du labrador noir. · peine il avait dit cette phrase, que son chien s'était précipité sous le canapé en jappant comme un dingue. Et gueule que je te gueule, et que même brun, je n'obéis ni à mon maître ni à personne ! Et Charlie avait soudain compris.

- Non, toi aussi ?

- Ben oui, tu vas voir.

Et là, mon nouveau chat avait jailli comme une flèche pour grimper aux rideaux et se réfugier sur l'armoire. Un matou au regard et aux poils bruns. Qu'est ce qu'on avait ri. Tu parles d'une coïncidence !

- Tu comprends, je lui avais dit, j'ai toujours eu des chats, alors... Il est pas beau, celui-ci ?

- - Magnifique, il m'avait répondu.

Puis on avait allumé la télé, pendant que nos animaux bruns se guettaient du coin de l'oil. Je ne sais plus qui avait gagné, mais je sais qu'on avait passé un sacré bon moment, et qu'on se sentait en sécurité. Comme si de faire tout simplement ce qui allait dans le bon sens dans la cité, nous rassurait et nous simplifiait la vie. La sécurité brune, ça pouvait avoir du bon. Bien sûr je pensais au petit garçon que j'avais croisé sur le trottoir d'en face, et qui pleurait son caniche blanc, mort à ses pieds. Mais après tout, s'il écoutait bien ce qu'on lui disait, les chiens n'étaient pas interdits, il n'avait qu'a en chercher un brun. Même des petits, on en trouvait. Et comme nous, il se sentirait en règle et oublierait vite l'ancien.

Et puis hier, incroyable, moi qui me croyais en paix, j'ai failli me faire piéger par les miliciens de la ville, ceux habillés de brun, qui ne font pas de cadeau. Ils ne m'ont pas reconnu, parce qu'ils sont nouveaux dans le quartier et qu'ils ne connaissent pas encore tout le monde.

J'allais chez Charlie. Le dimanche, c'est chez Charlie qu'on joue à la belote. J'avais un pack de bières à la main, c'était tout. On devait taper le carton deux, trois heures, tout en grignotant. Et là, surprise totale : la porte de son appart avait volé en éclats, et deux miliciens plantés sur le palier faisaient circuler les curieux. J'ai fait semblant d'aller dans les étages du dessus et je suis redescendu par l'ascenseur. En bas, les gens parlaient à mi-voix.

- Pourtant son chien était un vrai brun, on l'a bien vu, nous !

- - Oui, mais à ce qu'ils disent, c'est que avant, il en avait un noir, pas un brun. Un noir.

- - Avant ?

- Oui, avant. Le délit maintenant, c'est aussi d'en avoir eu un qui n'aurait pas été brun. Et ça, c'est pas difficile à savoir, il suffit de demander au voisin. J'ai pressé le pas. Une coulée de sueur trempait ma chemise. Si en avoir eu un avant était un délit, j'étais bon pour la milice. Tout le monde dans mon immeuble savait qu'avant j'avais eu un chat noir et blanc. Avant ! Ça alors, je n'y aurais jamais pensé ! Ce matin, Radio brune a confirmé la nouvelle. Charlie fait sûrement partie des cinq cents personnes qui ont été arrêtées. Ce n'est pas parce qu'on aurait acheté récemment un animal brun qu'on aurait changé de mentalité, ils ont dit. " Avoir eu un chien ou un chat non conforme, à quelque époque que ce soit, est un délit. " Le speaker a même ajouté " injure à l'État national ". Et j'ai bien noté la suite. Même si on n'a pas eu personnellement un chien ou un chat non conforme, mais que quelqu'un de sa famille, un père, un frère, une cousine par exemple, en a possédé un, ne serait ce qu'une fois dans sa vie, on risque soi-même de graves ennuis.

- Je ne sais pas où ils ont amené Charlie. Là, ils exagèrent. C'est de la folie. Et moi qui me croyais tranquille pour un bout de temps avec mon chat brun. Bien sûr, s'ils cherchent avant, ils n'ont pas fini d'en arrêter des proprios de chats et de chiens. Je n'ai pas dormi de la nuit. J'aurais dû me méfier des bruns dès qu'ils nous ont imposé leur première loi sur les animaux. Après tout, il était à moi mon chat, comme son chien pour Charlie, on aurait dû dire non. Résister davantage, mais comment ? Ça va si vite, il y a le boulot, les soucis de tous les jours. Les autres aussi baissent les bras pour être un peu tranquilles, non ? On frappe à la porte. Si tôt le matin, ça n'arrive jamais. J'ai peur. Le jour n'est pas levé, il fait encore brun au dehors. Mais, arrêtez de taper si fort, j'arrive.

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Brown morning Franck Pavloff *


The legs lengthened with the sun, one really did not speak with Charlie, one exchanged thoughts which ran us in the head, without paying attention well so that the other told on its side. Pleasant moments where one let spin time by sirotant a coffee. When he said to me that he had had to make prick his dog, that has surprised me, but without more. It is always sad a dog which ages badly, but last fifteen years, it should be made with the idea that one day or the other it will die.

- You include/understand, I could not make it pass for brown.

- - isn't Ben, Labrador, it too his color, but it had what like disease?

- - It is not the question, it was not a brown dog, it is all.

- - Thin then, as for the cats, now?

- Yes, similar.

For the cats, I was well-informed. Last month, I had had to disencumber me of the mien, one of gutter which had had the bad idea to be born white, stained of black. It is true that the overpopulation of the cats became unbearable, and that according to what the scientists of the national State said, it was to better keep the brown ones. That the brown ones. All the tests of selection proved that they adapted better to our town life, that they had ranges very few and that they ate much less. My time a cat it is a cat, and as it was necessary well to solve the problem in a way or from another, goes for the decree which founded the removal of the cats which were not brown. The militia of the city distributed arsenic pellets free. Mixed with pâtée, they dispatched the tom cats in less than two. My court had tightened itself, then one forgets quickly.

The dogs, that had surprised a little more me, I do not know too much why, perhaps because they is larger, or that it is the companion of the man like one says. In any case Charlie had just spoken about it as naturally as I had done it for my cat, and it was right undoubtedly. Too much sentimentality does not carry out to large-thing, and for the dogs, it is undoubtedly true that the brown ones are more resistant.

There was not any more large-thing to say oneself, one had been left but with funny impression. As if one had not said all. Not too at ease. Some time afterwards, it is me which had learned in Charlie that the Daily newspaper of the city does not appear any more. It had remained about it on the bottom: the newspaper which it opened every morning by taking its white coffee!

- -They ran? Strikes, a bankruptcy?

- - Not, not, it is following the business of the dogs.

- - the brown ones?

- - Yes, always. Not a day without attacking this national measure. They went until calling into question the results of the scientists. The readers did not know any more what it was necessary to think, some even started to hide their dog!

- - · to play too much with fire...

- - As you say, the newspaper ended up being made prohibit.

- - Thin then, and for tiercé?

- - Ben my old man, will not be necessary to seek your pipes in the Brown News, it does not have any more but that one there. It appears that side races and sports, it holds the road. Since the others had passed the terminals, was needed well that there remains a newspaper in the city, one could not occur from information all the same.

I had taken again this day a coffee with Charlie, but that worried me to become a reader of the Brown News. However, around me the customers of the bar continued their life as before: I was surely wrong to worry me.

After that had been with the turn of the books of the library, a history not very clear, still. The publishers which formed part of the same financial group that the Daily newspaper of the city, were prosecuted and their prohibited books of stay on the rays of the libraries. It is true that if one read well what these publishers continued to publish, one raised the word dog or cat at least once by volume, and surely always not matched a brown word. They owed the knowledge well all the same.

- - Is not necessary to push, said Charlie, you include/understand, the nation does not have anything to gain there to accept that one diverts the law, and to play the cat and the mouse. Brown, it had added while looking around him, brown mouse, if one would have surprised our conversation. By measurement of precaution, one had taken the practice to add brown or brown at the end of the sentences or after the words. At the beginning, to require a brown pastis, that had made us funny, then after all, the language it is made to evolve/move and it was not stranger to give in the brown one, than to add "whore idiot", with any end of field, like one does it by on our premises. At least, one was well seen and one was quiet. One had even ended up touching tiercé. Oh, not large, but all the same, our first brown tiercé. That had helped us to accept worries of the new regulations. One day, with Charlie, I remember it well, I had said to him to pass to the house to look at the final of the Cut of the cuts, one caught one crowned insane laughter. Here not that it unloads with a new dog!

Splendid, brown of the tail to the muzzle, with eyes chestnut.

- - You see, finally it is more affectionate than the other, and it obeys me the finger and the oil. Was not necessary that I make a drama of black Labrador of it · sorrow it had said this sentence, that its dog had precipitated under the settee while jappant like a nutcase. And mouth that I you mouth, and that even brown, I obeyed neither my Master nor with anybody! And Charlie had suddenly included/understood.

- - Not, you too?

- - Ben yes, you will see.

And there, my new cat had spouted out like an arrow to climb with the curtains and to take refuge on the cupboard. A tom cat with the glance and the brown hairs. What one had laughed. You speak about a coincidence!

- - You include/understand, I had said to him, I always had cats, then... It is not beautiful, this one?

- - Splendid, it had answered me.

Then the tele one had been lit, while our brown animals watched for corner of the oil. I do not know any more who had gained, but I know that one had passed one crowned good moment, and that one felt safe. As if to make quite simply what went in the good direction in the city, reassured us and the life simplified us. Brown safety, that could have good. Of course I thought of the little boy that I had crossed on the pavement of opposite, and who cried his white poodle, dead with its feet. But after all, if it listened to well what one said to him, the dogs were not prohibited, it did not have which brown has to seek. Even the small ones, one found some. And like us, it would feel in rule and would forget the old one quickly.

And then yesterday, incredible, me which believed me in peace, I failed to make me trap by the militiamans of the city, those equipped with brown, which do not make a gift. They did not recognize me, because they are new in the district and that they do not know everyone yet.

I went to Charlie. Sunday, it is at Charlie that one plays the belote. I had a pack beers with the hand, it was all. One was to type the paperboard two, three hours, while nibbling. And there, total surprise: the door of sound appart had flown in glares, and two militiamans planted on the stage made circulate the curious ones. I made pretence go in the stages of the top and I am gone down again by the elevator. In bottom, people spoke with semi-voice.

- - However its dog was a brown truth, one saw it well, us!

- - Yes, but so that they say, they is that front, it had of it a black, not brown. A black.

- - Front? - Yes, front. The offence now, it is also of to have had one which would not have been brown. And that, it is not difficult to know, it is enough to require of the neighbor. I pressed the step. A casting of sweat soaked my shirt. If to have had before were an offence, I was good for the militia. Everyone in my building knew that before I had had a black and white cat. Front! That then, I would never have thought of it! This morning, brown Radio confirmed the news. Charlie forms surely part of the five hundred people who were stopped. It is not because one would have recently bought a brown animal which one would have changed mentality, they said "to have had a dog or a cat nonin conformity, at some time that it is, is an offence" the announcer even added "insult at the national State". And I noted the continuation. Even if there were not personally a dog or a cat nonin conformity, but that somebody of its family, a father, a brother, a cousin for example, in had one, would be only one time in its life, one risks oneself of serious troubles.

- - I do not know where they brought Charlie. There, they exaggerate. It is madness. And me which believed me quiet for an end of time with my brown cat. Of course, if they seek front, they did not finish stopping of them landlords of cats and dogs. I did not sleep of the night. I should have been wary of brown as soon as they imposed their first law to us on the animals. After all, it was with me my cat, like its dog for Charlie, one should have said not. To resist more, but how? That goes so quickly, there is the job, the concerns for tous.les.jours. Do the others also lower the arms to be a little quiet, not? One knocks on the door. So early the morning, that never arrives. I am afraid. The day is not raised, it makes still brown with the outside. But, stop typing so extremely, I arrive.

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